©2019 Simon Diricq

L'Effet de Coriolis

Dû à la rotation terrestre, tout corps en mouvement est dévié de sa trajectoire, vers la droite dans l’hémisphère nord, et vers la gauche dans l’hémisphère sud. Cet effet est plus souvent appelé Force de Coriolis, du nom de l’ingénieur français qui, le premier, en a fait la description mathématique : Gaspard-Gustave Coriolis. Il est particulièrement observable en météorologie et en océanographie, influant notamment sur le mouvement des masses d’air, d’eau, des cyclones… La légende veut que l’effet de Coriolis soit aussi observable dans un lavabo qui se vide, mais cela n’a pas été prouvé scientifiquement, la force de Coriolis étant trop faible pour avoir le temps d’influer sur une si petite quantité d’eau. 


La pièce commence sur un si, la troisième ligne de la portée représentant symboliquement l’équateur. L’instrumentiste va être mis en mouvement par un crescendo avant d’être emporté dans une tempête. L’idée de déviation est omniprésente dans cette pièce tourmentée, des lignes fictives s’écartant ou se rapprochant sans cesse. Si on trouve une accalmie, dans l’œil du cyclone, elle concerne essentiellement les hauteurs de notes, et se fixe sur une échelle simple faite d’intervalles d’un demi-ton, puis de deux, de trois et ainsi de suite… Le saxophone traverse deux cyclones qui se rencontrent dans cette œuvre. La volubilité de l’instrument convient ici particulièrement pour retranscrire la tourmente. 


« L’Effet de Coriolis » est une pièce dédiée au saxophoniste polonais Jakub Jarosz, un ancien étudiant du Koninklijk Conservatorium Brussel, qui s’y est intéressé lors de son écriture. Je l’ai créée lors d’un récital au Royal College of Music, à Londres, le 26 Janvier 2018.

"L'Effet de Coriolis" est maintenant disponible.

Il vous est possible de commander la partition au prix de 15 €. (frais de port compris)